Humphrey Bogart et James Cagney. Clark Kent et FDR. Qu'est il donc arrivé au chapeau melon et au haut de forme? Après tout pendant la majeure partie du XXe siècle, du moins jusqu'à l'investiture de John Kennedy à la présidence des États-Unis en 1960 pendant laquelle il retira son chapeau, un homme n'était pas considéré comme habillé convenablement pour travailler s'il n'avait pas de chapeau. Au cours de ce siècle de changements, le fedora (également connu sous le nom de trilby en Europe) écrasait littéralement, tous les autres styles de couvre-chef. Bien que le style soit majoritairement associé aux hommes, le nom "Fedora" puise ses origines dans une pièce de théâtre de l'auteur Français Victorien Sardou présentée à Paris en 1882 et dont l'héroine se prénommait "Fedora". Elle était affublée du chapeau dont le style allait devenir la marque de fabrique des durs, des gangsters de Chicago, des détectives privés, de reporters en tous genres et plus généralement le couvre-chef d'à peu près tous les hommes en costume des années 30.

 

Si vous lisez ces lignes et que votre grand-père s'avère venir d'Europe ou d'Amérique du Nord, il y a de grandes chances qu'il ait déjà porté un Fedora. À l'heure actuelle, le Fedora est de loin le type de chapeau qui remporte le plus franc succès côté hommes (exception faite des casquettes et assimilés mais bien parmi les chapeaux à part entière). Le style dit 'Safari' arborant un bord retombant à l'avant et l'arrière a vu ses ventes décoller grâce à notre cher professeur Jones Junior, Henry de son prénom et ses films à succès. Le chapeau d'Indy est emblématique du personnage et contribue à perpétuer sa légende. Aussi longtemps que l'on versera dans la fantaisie et le septième art liés à la chapellerie, le Fedora sera de la partie. Ce superbe chapeau a été et peut redevenir le chapeau par excellence, tel le digne successeur du chapeau melon à sa grande époque. Rabaissez donc votre Fedora et interpellez à votre compagne "Here's looking at you kid.".

 

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